| Démarches administratives après décès
Dernière mise à jour : 25 décembre 2025 à 11:14
Dans certains cas et lors de désaccord entre héritiers il peut être utile de bloquer la succession. Combien de temps peut-on bloquer une succession ? Des délais légaux existent, des outils pour la débloquer aussi.
Pendant 4 mois après le décès, aucun héritier n’a l’obligation de se prononcer (accepter, renoncer, accepter à concurrence de l’actif net). Passé ce délai, un cohéritier, un créancier ou l’État peut adresser une sommation d’opter : l’héritier visé dispose alors de 2 mois pour choisir, sinon il est réputé acceptant.
Sans sommation, la faculté d’opter se prescrit au bout de 10 ans.
Côté fiscal, la déclaration de succession doit être déposée dans les 6 mois en cas de décès en France (12 mois si le décès survient à l’étranger). À défaut, des intérêts de retard et pénalités s’appliquent. Ce jalon limite, de fait, la possibilité de « laisser traîner ».
Source : Service Public – Droits de succession – Déclaration
Un héritier ne peut être contraint à rester en indivision : le partage peut toujours être provoqué, sauf sursis décidé par le juge ou prévu par une convention entre héritiers. En d’autres termes, le blocage ne peut pas être éternel si l’un d’eux demande le partage.
Source : Légifrance
La convention d’indivision, signée à l’unanimité, peut fixer des règles de gestion et suspendre le partage pour une durée maximale de 5 ans (renouvelable). Ici, la question « combien de temps peut-on bloquer une succession ? » trouve une réponse : jusqu’à 5 ans par convention, avec possible renouvellement, sauf justes motifs pour y mettre fin plus tôt.
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